Histoire inconnue d'un anonyme voyageur
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Je prends le transport en commun pour me rendre au travail, et c'est souvent l'occasion de voir plein de monde. Parfois je nous vois comme des milliers de petits moutons qui rentrent travailler tous les matins, un peu soumis, un peu blasés, mais résolus a vouloir "faire vivre" leur famille. Parfois aussi, je m'attarde sur un individu, après tout, chaque personne est unique et à son lot de bonheurs et de malheurs. Et c'est là que c'est fascinant! Ce matin dans le métro, ligne verte, en écoutant mon baladeur, mon attention s'est détourner vers un gars, principalement parce qu'il sentait assez fort le pot. C'est plus rare le matin que le soir. D'un simple regard, en quelques minutes tout au plus, j'ai pus faire ma propre histoire à lui. Il avait les cheveux en brosse, une boucle d'oreille à droite, il portait le "pinch" et du reste était mal rasé. Je lui apposait donc déjà l'étiquette d'un p'tit bum. Mais sa face, dans la trentaine, aux traits tirés laissait voir une fatigue qui semblait l'isoler dans son petit monde, comme la plupart des autres zombies du métro, moi-même inclus. Habillé d'un pantalon en coton ouaté et d'un T-Shirt, c'était pas la grande classe. C'est alors que je remarque à son poignet gauche un bracelet d'hôpital. Ma foi, est-ce un évadé d'une cure de désintoxe (tant qu'à étiqueter, faisons-le pour vrai!) ? Après un deuxième coup d'oeil, il s'agissait en fait d'un bracelet d'une pouponnière, avec des dessins de petits bébés en rose et de petit bébés en bleu. Voilà que tout s'expliquait, le pauvre gars venait probablement de devenir papa. Après une longue nuit au chevet de la mère de son petit, il était normal d'avoir les traits tirés, et probablement qu'il avait mis des vêtements de rechange et naturellement, il n'avait pas encore eu l'occasion de se raser. Probablement qu'il allait régler tout ça à l'appart ce matin et retournerait à l'hôpital cet après-midi, un peu plus frais et dispos, fièrement auprès de sa nouvelle petite famille. Mais cette odeur de pot, était-ce pour célébrer son nouveau titre ou pour en amoindrir l'effet ? Ça, je le sais pas! J'aime ça me conter des histoires comme ça! J'ai peut-être tout faux, mais c'est pas grave! É Libellés : Archive Blogger |
Le 8/23/2006 12:38:00 PM French Lily a écrit:
J'adore faire la même chose :))) Et maintenant, on va tous attendre de lire si tu le revois à nouveau ;-)
Évidemment, je fais aussi la même chose...
Il y a un vieux Monsieur dans la section des restos de la Place Ville Marie le matin...
Lunettes, casquettes, dos courbé.
Il est toujours assis à la même place avec plein de journaux devant lui et il fait des mots-croisés.
Je m'inquiète quand je ne le vois pas :)
Il y a un vieux Monsieur dans la section des restos de la Place Ville Marie le matin...
Lunettes, casquettes, dos courbé.
Il est toujours assis à la même place avec plein de journaux devant lui et il fait des mots-croisés.
Je m'inquiète quand je ne le vois pas :)
Le 8/27/2006 10:18:00 PM ShanyJann a écrit:
Y'en a pour qui la paternité peut être très lourde... ;-)
J'ai hâte de lire ta prochaine histoire !
S.
J'ai hâte de lire ta prochaine histoire !
S.
Le 9/18/2006 08:58:00 PM traxeditor a écrit:
Tout le monde fais-ça mon pote.
Tu te trompes sur son compte. On se trompe même sur les gens qui font partie de notre entourage. TU peux pas avoir le don suprême de lire la vie des gens (surtout le matin....lol) sans même leur paler. Prochain coup que tu le vois; tu lui cause?
Toutefois, j'aimes bien ton commentaire sur le fait que nous sommes des montons. Que l'on fais à peu près ce que l'on veut dans la vie et qu'on est pseudos heureux, ou encore que l'on nous convainc qu'on le soit.
Tu te trompes sur son compte. On se trompe même sur les gens qui font partie de notre entourage. TU peux pas avoir le don suprême de lire la vie des gens (surtout le matin....lol) sans même leur paler. Prochain coup que tu le vois; tu lui cause?
Toutefois, j'aimes bien ton commentaire sur le fait que nous sommes des montons. Que l'on fais à peu près ce que l'on veut dans la vie et qu'on est pseudos heureux, ou encore que l'on nous convainc qu'on le soit.









